Les coûts de production du parc nucléaire français

Publié le 21 septembre 2017 - Mis à jour le 29 avril 2020 Notes techniques

Les coûts du nucléaire apparaissent parfois mal connus. Pourtant, depuis de nombreuses années, un effort considérable a été déployé pour les expliciter. Les sources sont nombreuses, fournies par des rapports publics (dont ceux de la Cour des Comptes) et par les entreprises comme EDF, en particulier lors de la publication des comptes.

"Peu de pays mettent à disposition des indications aussi précises sur les coûts de leur parc nucléaire"

Dans cette note, la SFEN fait ressortir cinq conclusions :

  1. La méthodologie des coûts « cash » doit être retenue pour décider de poursuivre ou non l’exploitation de tranches du parc nucléaire actuel.
  2. Les dernières données disponibles (par le biais de la Cour des Comptes et les publications officielles récentes d’EDF) permettent d’évaluer le coût cash de production du parc nucléaire existant à 32-33 €/MWh. Cette performance en fait le moyen de production le plus compétitif jusqu’à 2023 et même au-delà, et bénéficie aujourd’hui largement aux ménages et à l’industrie nationale.
  3. La production d’électricité nucléaire est aujourd’hui rentable en France : il n’y a pas de « mur d’investissement » à venir. Les coûts supplémentaires du programme « Grand carénage », de l’ordre de 1 Md€/an, sont intégrés dans les coûts cash de l’électricien calculés par la SFEN, et doivent être ramenés à la quantité produite (de l’ordre de 400 TWh annuels).
  4. Les coûts « cash » du nucléaire sont peu sujets à la hausse, car ils sont peu sensibles aux évolutions des prix de l’uranium.
  5. Les coûts de démantèlement et déchets sont couverts à plus de 100 % par des actifs dédiés. La Cour des Comptes a montré que le doublement de ces coûts aurait une influence très limitée et ne changerait pas les conclusions précédentes.
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