Consultation sur le programme de recherche Euratom et Horizon 2020

Publié le 11 janvier 2017 - Mis à jour le 24 avril 2020 Positions

La SFEN apporte sa contribution à deux consultations européennes, celle sur le programme de recherche du traité Euratom et celle sur le programme Horizon 2020 dédié aux investissements en recherche et développement (R&D) de l’Union européenne (UE).

Le traité Euratom, signé en 1957, en même temps que le traité de Rome, visait à créer « les conditions du développement d’une puissante industrie nucléaire » capable de garantir l’indépendance énergétique des pays fondateurs, notamment grâce à des efforts conjoints de R&D.

Ces objectifs n’ont jamais été aussi pertinents qu’aujourd’hui. L’UE aura besoin de l’énergie nucléaire pour atteindre ses objectifs climatiques, assurer son indépendance énergétique et maintenir une électricité compétitive à des prix abordables pour les citoyens.

L’énergie nucléaire est une technologie jeune, encore dans son premier cycle d’innovation. Elle présente, grâce aux progrès scientifiques et techniques attendus au 21e siècle, un grand potentiel d’innovations technologiques, tant en ce qui concerne ses applications (électricité, chaleur), que dans les nouveaux concepts de réacteurs et de systèmes de combustible. Les futurs réacteurs nucléaires seront plus compétitifs et flexibles : ils fonctionneront dans des réseaux électriques avec une part plus importante d’énergies renouvelables intermittentes.

Aux États-Unis, il y a maintenant environ 50 start-ups, autour du MIT ou de l’UC Berkeley, consacrés aux nouveaux concepts de réacteurs. Ces start-ups sont financées par de grands entrepreneurs privés tels que Bill Gates. Il existe également une nouvelle dynamique en Russie et en Chine, qui ont lancé des recherches parallèles sur plusieurs nouveaux concepts. Les motivations sont avant tout la recherche de nouvelles solutions bas carbone pour lutter contre le changement climatique, mais aussi, d’un point de vue géopolitique, le leadership industriel et l’indépendance technologique par rapport aux infrastructures énergétiques de demain.

À ce jour, la moitié des pays de l’UE dépendent de l’atome pour leur avenir énergétique, et tous disposent d’actifs de recherche dans l’énergie nucléaire qui peuvent faire de l’UE un leader mondial des infrastructures nucléaires de demain tout en assurant les objectifs climatiques du continent. L’énergie nucléaire représentant déjà plus de la moitié de l’électricité bas carbone de l’UE.  Ces Etats auront besoin du soutien des institutions européennes qui doivent définir une ambition commune et coordonner leurs efforts.

© DASTE ADRIEN / TOMA

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