La gestion de l’uranium appauvri et son caractère valorisable - SFEN

La gestion de l’uranium appauvri et son caractère valorisable

Publié le 28 octobre 2020 - Mis à jour le 1 décembre 2020
Positions

Après le débat national sur la gestion des matières et déchets radioactifs (PNGMDR) qui s’est déroulé en 2019, les maîtres d’ouvrage (DGEC et ASN) ont rendu leurs décisions le 21 février 2020. Aujourd’hui, et conformément à la loi, s’ouvre la concertation de suivi qui porte sur la mise en œuvre de ces décisions. Elle vise à recueillir l’avis du public sur les grandes orientations du plan.

Dans le cadre de cette nouvelle phase, l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN), dans son avis du 8 octobre 2020, estime que « la valorisation d’une matière radioactive peut être considérée comme plausible si l’existence d’une filière industrielle est réaliste à un horizon d’une trentaine d’années ». Elle ajoute qu’il est, selon elle « indispensable qu’une quantité substantielle d’uranium appauvri soit requalifiée, dès à présent, en déchet ».

La Sfen a voulu participer à cette nouvelle concertation en apportant un commentaire à cet avis consultatif de l’ASN. La Sfen rappelle que l’uranium appauvri recèle un potentiel énergétique important : 300g de cette matière peuvent produire, à la suite d’un réenrichissement, autant d’énergie qu’une tonne de pétrole. Les stocks actuels constituent aujourd’hui une mine domestique :

  • Les conditions d’entreposage de ces matières faiblement radioactives sont satisfaisantes d’un point de vue de la sûreté, et ce dans la durée.
  • La valorisation de ces matières doit être abordée du point de vue de ses bénéfices environnementaux, selon une démarche d’économie circulaire, et aussi de ses bénéfices économiques et stratégiques. Tous justifient la poursuite d’une gestion en matières, y compris sur une durée allant au-delà de cent ans, si besoin est.
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