Les emplois de la transition énergétique : un argument à manier avec précaution

Publié le 21 mars 2017 - Mis à jour le 24 avril 2020 Positions

Remplacer l’énergie nucléaire en France par les énergies renouvelables est présenté par certains comme un grand programme d’investissement créateur d’emplois. Mais en est-on bien sûr, et sur quoi s’appuient de telles promesses ? Une revue des études disponibles sur les emplois des filières énergétiques, notamment en Allemagne et en France, est proposée ici. Malgré les fortes incertitudes inhérentes aux évaluations dans ce domaine, trois conclusions en ressortent :

  • Deux filières arrivées à maturité industrielle et forte valeur ajoutée nationale, respectivement le nucléaire en France et l’éolien en Allemagne, ont des contenus en emplois directs et indirects similaires par unité de capacité installée (MW).
  • Dans les deux pays le contenu en emplois du solaire photovoltaïque est plus faible, d’un facteur 2 à 3 par unité de capacité installée.
  • Les projections publiées récemment des emplois nets (créations diminuées des destructions) résultant en France d’un grand programme d’investissement dans les renouvelables ne sont pas convaincantes : d’une part du fait des incertitudes propres aux simulations macroéconomiques de scénarios, mais aussi parce qu’elles ne démontrent pas que le bilan net en emplois serait inférieur si le même effort d’investissement était plutôt consacré à l’énergie nucléaire.

©EDF – Colin Matthieu / Toma

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