Stanislas de Lambert, multi-instrumentiste - Sfen

Stanislas de Lambert, multi-instrumentiste

Publié le 18 novembre 2021 - Mis à jour le 30 novembre 2021

Lauréat 2021 du prix Sfen Jean Bourgeois récompensant la meilleure thèse, Stanislas de Lambert est aujourd’hui ingénieur chercheur au Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA).

Contribution à l’analyse multiphysique de la déformation d’assemblage » : c’est l’intitulé de la thèse de Stanislas de Lambert, qu’il a soutenue en mars 2021. Le chercheur s’est penché sur les interactions conduisant à la déformation des assemblages de combustible d’un cœur de réacteur à eau pressurisée (REP). Une approche multidisciplinaire, faisant intervenir la mécanique structures et des fluides, et la neutronique. Une approche globale nécessaire à la modélisation réaliste d’un réacteur en fonctionnement. À travers l’application concrète de ses travaux et les modèles développés, Stanislas de Lambert contribue à enrichir les savoirs nécessaires à la transition numérique du parc nucléaire. « On entend parfois que la science est aux interfaces, explique le jeune chercheur. C’est ce qui me passionnait avec ce sujet, assez général [pour un sujet de thèse] et qui m’a permis de m’intéresser à plusieurs disciplines. Je tiens d’ailleurs à remercier toutes les personnes impliquées dans ce projet, que ce soit mon directeur de thèse, mes encadrants, ma hiérarchie, et tous les interlocuteurs CEA avec qui j’ai pu m’entretenir. Une thèse est toujours le fruit d’un travail collectif ».

« On croise beaucoup de musiciens au CEA. Je ne suis jamais autant monté sur scène que lors de mon doctorat ! »

En entrant à l’ESTP en 2013, Stanislas s’est d’abord orienté vers le génie civil. Néanmoins, il éprouve de plus en plus de difficultés à se projeter professionnellement dans ce secteur d’autant qu’il se passionne pour le nucléaire. En 2015, il décide donc de réaliser sa troisième année d’étude au génie atomique au sein de l’INSTN, qu’il conclut par un stage au Service d’études des réacteurs et de mathématiques appliquées (SERMA), du CEA. C’est là que Stanislas s’intéresse pour la première fois à la déformation d’assemblages de combustible. En 2016, il rejoint l’Université Paris-Saclay en économie et gestion afin d’enrichir sa formation et commence son doctorat en 2017. En parallèle à sa thèse, il nourrit une tout autre passion sur le site du CEA-Saclay, qui pourtant n’est pas tout à fait étrangère, peut-être, à la chose mathématique : la musique. Au sein de l’association artistique et culturelle du site, il rencontre d’autres musiciens avec qui il joue sur scène. « On croise beaucoup de musiciens au CEA et, bien que cela puisse surprendre, je ne suis jamais autant monté sur scène que lors de mon doctorat ! », s’amuse le guitariste. Stanislas travaille aujourd’hui en simulation dynamique rapide, notamment sur le comportement du béton sous impact, en écho avec ses débuts dans le génie civil. Dès 2022, il se consacrera à nouveau à l’étude de la déformation des assemblages de combustible.

BIO EXPRESS

Formation

2017 I Université Paris-Saclay (doctorat)
2016 I Université Paris-Saclay – Economie et gestion
2015 I Institut national des sciences et techniques nucléaires (INSTN – Génie atomique)
2013 I Ecole spéciale des Travaux publics, du bâtiment et de l’industrie (ESTP)

Dernières expériences

2021 I CEA – Ingénieur-chercheur
2017 I CEA – Contrat de thèse
2017 I Schneider Electric UK – Stage consultant stratégie commerciale
2016 I CEA – Stage au Service d’études des réacteurs et de mathématiques appliquées

Par la rédaction, Sfen – Photo DR