La filière nucléaire est-elle impactée par un manque d’attractivité ? - SFEN

La filière nucléaire est-elle impactée par un manque d’attractivité ?

Publié le 7 octobre 2020 - Mis à jour le 23 avril 2021
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Aujourd’hui, les filières industrielles dans leur ensemble peinent à recruter. Parmi les emplois en tension, on compte les ingénieurs en radioprotection, génie civil et études de sûreté, mais aussi des métiers techniques, spécialisés, comme les soudeurs, les chaudronniers, et les robinetiers. Le gouvernement a lancé plusieurs initiatives comme l’Usine Extraordinaire ou le French Fab Tour pour promouvoir l’attractivité des métiers industriels.

Le secteur nucléaire est particulièrement concerné, car il a entamé une nouvelle vague de recrutement : techniciens, ingénieurs, chercheurs. Ce besoin est estimé à environ 8 000 emplois par an jusqu’en 2020. Malgré la crise sanitaire sans précédent en 2020, les besoins en compétences restent une priorité.

Le nucléaire investit fortement dans la formation des jeunes : en 2018, EDF (secteur nucléaire) a accueilli, par exemple, 1 800 nouveaux alternants, Orano 500 et Framatome 260.

Le secteur développe aussi des programmes de reconversion de salariés vers les métiers du nucléaire. Des entreprises du secteur, telles que EDF, Orano, Spie Nucléaire, etc., assurent elles-mêmes des formations, jusqu’à créer des écoles dédiées.